mercredi 25 mai 2011

Tree of life - Terrence Malick


Longtemps attendu, ce film au casting holywoodien sonne l’arrivée d’un genre nouveau. Un style tellement neuf qu’il en oublie les cinéphiles bas de gamme, ceux qui ne demandent rien de plus qu’un divertissement de 90 à 120 minutes.

« Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire... »

Bon, ça c’est pour la petite histoire façon Allocine. Mais en vérité je vous le dis, Terrence Malick n’a souhaité qu’hypnotiser les spectateurs pour aboutir à 2h18 de pur calvaire. Son procédé est simple. Conscient de l’engouement entraîné par « Home » ou par des bouquins achetés chez Nature & Découvertes, il décide de mettre un point d’honneur à rendre son film chouette en y ajoutant beaucoup de choses abstraites.

Pour donner une idée à ceux qui ne se seraient pas encore décidés à se bouger, ce film m’a fait penser à « Enter The Void » de Gaspar Noë : une sorte de Spirograph cinématographique, la vision d’un kaléidoscope bourré ou cinq entrées gratuites au palais des glaces sous CC…

Nous entrons dans une vraie histoire qu’à partir d’une heure de film, ce qui est très pesant ! J’entends par « vraie histoire » des petits bonhommes qui se parlent autour d’une histoire qui se tient un poil. Pour pouvoir atteindre ces soixante minutes, je vous conseille de vous munir de flash William Peel, et pas que, puisque pour suivre ce véritable délire de réalisateur, il est bon, voire conseillé, d’effectuer des petites siestes de 5 à 10 minutes tous les quarts d’heure.

Vous aimez Ushuaia ? Vous aimerez Tree of life.

En somme, lorsque les coups de compas crèvent l’écran, cette purge oscille entre comédie musicale et roman photo traitant du développement durable et du cosmos.

Le clou arrive à mi-parcours lorsque tout le monde croit, non pas s’être trompé de salle, parce que cela arrive bien avant la moitié, mais bien si le projectionniste ne s’est pas planté en changeant de bande. En effet, des dinosaures apparaissent ! Jurassic Park 5, me direz-vous… Nenni, toujours Terrence Malick et son calumet de la paix.

Que le réalisateur se place en originalo-atypiquo-pastrèsbanal, soit, mais qu’il prenne en otage ceux qui ont payés 10 € pour aller voir son film, je dis non. Enfin j’aimerais dire à la mère de ce mystérieux réalisateur tout le mal que je pense de l’avoir abonner à Science & Vie si tôt…

Oh et puis, le feu ! Certes c’est beau, mais admirer des flammes pendant 20 minutes, ça monte au crâne !


Allez, allez, critiques à Cannes…

Au moment où j’ai écris mes premières notes, j’avais prédis à mes camarades cinéphiles que ce navet serait placé en tête de série des votes. Cela n’a pas loupé ! Il en a même reçu la Palme d’Or.

Selon moi, ces critiques de cinosh qui se trimballent au Festival de Cannes placent Tree of life comme un chef d’œuvre dans le seul et unique but de montrer le septième art comme un mouvement inaccessible. « Toi, petit quidam n’a rien compris ? C’est tout à fait normal, cette œuvre ne t’était pas destinée. Owh non tu n’es pas assez aguerrie».

Entre le réalisateur qui a certainement créée ce film pour plaire à une soit disant élite cinématographique et les analystes de cinéma qui se prennent pour des dieux, je ne sais plus où donner de la tête. Comprenez bien une chose : dire qu’on a adoré ce film revient à se donner du crédit.Cette année encore, le festival de Cannes a récompensé un film que je n’ai pas compris.


Du pain bénit

Que dire des prestations de nos amis les stars ? Que s’ils n’étaient pas à l’affiche, nous, les spectateurs aurions vu plus souvent la lumière du jour provenant de la porte de sortie.

Mais très sincèrement, ce projet est du pain bénit pour des acteurs de cette trempe ! Un script aussi long que pour un film porno et une présence de dix minutes pour Sean Penn. J’espère que le cachet s’est fait au prorata du temps de tournage. Dans le cas contraire, notre ami va faire accepter davantage de rôles de ce type.
Pour terminer sur une note positive, j’ajoute au bénéfice de Môssieu Malick que c’est réussi puisque joli, bien filmé et que cela a pu être touchant. Merci pour ceux que cela a touché.

Ma note : 0,5/5

Mention spéciale à la marque Levis qui a dû casquer en placement de produit.

mardi 26 avril 2011

Ces étudiants qui ne répondent plus aux commandes




A l’heure où réussir sa vie provient forcément du résultat d’une longue série d’études post 1er cycle, on n’a pourtant jamais trouvé autant d’étudiants indécis au sujet de leurs avenirs.

Qui plus est, il n’apparaît pas aisé de poursuivre sa scolarisation après l’obtention de tel ou tel diplôme. Primo, une question de coût. Comptez en moyenne 7000 € l’année pour une école de management moyennement reconnue par X ou Y Ministère. Ensuite, question de tri. Le lobby des Grandes écoles veut nous faire croire qu’accéder ne serait-ce qu’à leurs concours d’entrée est déjà une performance, qu’être pris est un Erratum administratif et que poursuivre ses études chez eux est un chemin de croix. Enfin, et pour la plupart des étudiants, question de motivation. La vie estudiantine n’est pas très lucrative. Il est évident que les soirées où l’on passe plus de temps à compter son argent qu’à s’amuser, ça lasse. Beaucoup de jeunes puceaux rêvent de dépasser le 20m², et peuvent donc être amenés à couper les ponts prématurément avec les CDI, les emplois du temps scolaires, les pions et autres devoirs.

En somme, beaucoup intègrent ce type d’établissement espérant simplement assurer un salaire minimum décemment intéressant. Assurer. N’est-ce pas trop craintif comme mot ? Emprunter le chemin du business management, c’est aussi, à terme, se risquer à l’adopter en écoutant le venin du corps professoral, aussi professionnel soit-il.

Il y a deux types d’élèves qui fréquentent ces écoles. Le premier est celui des stéréotypes. Non, lui n’est pas à compter le moindre euro pour survivre à la fin du mois. Les seuls pièces qui sortent de son porte-monnaie sont celles qui vont directement dans le distributeur à cafés. Pour le reste, papa paie et pis c’est tout. C’est d’ailleurs lui qui s’est chargé des frais d’inscription qu’il aura réglé d’une traite afin de bénéficier de la réduction d’un petit pourcent. Un Nota Bene qui rappelle à chacun qu’une école de commerce est une entreprise avant d’être un endroit d’apprentissage et de scolarité.

Le deuxième type d’étudiants est celui qui m’intéresse davantage. Il s’agît de ce quidam qui s’efforce à trouver une entreprise pour l’accueillir, non pas que ça lui plaise mais ça l’exonérerait des frais, qui contrairement à son voisin, sont accessibles que par un seul moyen : l’emprunt bancaire. Justement, à chaque début d’année a lieu une espèce de forum où nos banques les plus chères proposent les meilleurs des meilleurs emprunts à bête de taux pour toi, le djeun’s ! Un prêt pour étudier en toute sérénité !

Une fois passé tous ces obstacles, il reste à franchir le plus grand de tous les murs : trouver un projet professionnel. L’étudiant est obligé de dire à chaque intervenant que son projet est clair et précis, il n’en a en réalité aucune idée. Finalement, il ne se sent pas à sa place au sein de cette école qui, prône le costume cravate, le pas franc-parler et la « gestion budgétaire des finances comptablement diagnostiquées ». Il a certes de la chance d’avoir trouvé une entreprise qui va gentiment lui économiser des milliers d’euros, mais la peur se lit sur son visage : il n’a pas envie de répéter ces réunions de service où il ne participe que de manière fantomatique. Payer le pressing juste pour faire de la figuration commence à être pesant dans la vie de ce jeune étudiant.

En résumé, il apprend qu’il se doit de tirer profit de cet établissement, entreprendre. Il n’a aucune vision sur son avenir, ne sait pas ce qu’il compte en faire. Il sait juste qu’il souhaite être peinard donc indépendant, ou l’inverse.

En conclusion, ces écoles veulent se targuer de l’image et du sérieux de l’entreprise. C’est tout à votre honneur mais chargez vous également de motiver vos candidats et de juger en amont de leurs inscriptions, de leur crédibilité. Moi ça a foiré.

mercredi 13 avril 2011

Les soldes et l'inflation



Nous sommes le dernier mercredi du mois de juin.
Pour certains, ce jour rime avec la fin d’une très longue gueule de bois. Fête de la musique et programmation de différents « festoshs ».
Pour d’autres puceaux, il s’agît de la fin des épreuves du Bac. C’est donc LE moment idéal pour s’organiser des petites sauteries, des vacances…

Steve, lui, s’en contrefiche des banales histoires de diplômes, d’épreuves, de gueule ou même de bois. Pour Steve, c’est le grand jour. Le début des soldes d’été.
Malheureusement pour certains, heureusement pour lui.
Nous sommes en l’année 2032, période économiquement difficile puisque le gouvernement a enregistré un taux d’inflation record atteignant des sommets. Taux qui augmente chaque année de 10%.

Quelle aubaine pour ce « StiSti », comme l’appelle ses amis ! La fréquentation des magasins va fortement diminuer. Il pourra flâner dans les rayons sans que les femmes d’ouvriers s’arrachent des mains les pantalons soldés jusqu’à moins 70%. Quel calvaire, que de se frotter à ce type d’individus, qui ferait n’importe quoi pour avoir ne serait-ce qu’un dixième de tes ressources financières. « Jaloux ! » s’écrit t-il.

Il est 10H du matin. Nul besoin de s’empresser pour Steve. Même si les magasins ouvrent plus tôt en raison de l’évènement, les prix affichés précédemment dans les brochures sont horriblement haut. Ils freinent donc la quasi-totalité de la population qui préfère encore hypothéquer leurs actifs pour manger du jambon.
Là où, vingt ans auparavant, les familles misaient sur ces promotions pour se procurer des vêtements, des meubles pour le reste de l’année, il est aujourd’hui préférer d’aller se munir de pardessus ou couvre-chefs en braquant des containers « La Croix Rouge ».

L’heure est venue pour Steve de sortir. C’est déjà une mission qu’il redoute. Il a pour habitude d’attraper des plaques rouges sur le visage dès lors qu’un miséreux, seulement rémunéré à hauteur de 1381 €net/ mois se trouve dans un périmètre de dix mètres à la ronde.
Alors, c’est vêtu d’une cagoule comme on en fait plus, qu’il arpente les rues accédants aux Grands Magasins. Une chance : Il habite à deux pâtés de maison. Il a donc logiquement décidé de laisser sa Corvette au garage.
Son objectif est clair, profiter de son jour de congé pour faire des « bonnes affaires ».
Les rues sont curieusement désertes pour un premier jour de soldes. Pas si curieux si l’on en croît l’aberrante hausse des prix. Qu’importe ! Cela fera moins de plaques rouges sur le visage cagoulé de Steve.
Les pigeons, anciennement réputés pour être énervants, têtus, collants, se sont eux aussi adaptés à la vie de luxe imposée par les industriels. Fini les gros pigeons hagards, qui bavent et qui te foncent dessus comme s’ils ne t’avaient pas vu. C’est dorénavant avec une robe dorée que ces derniers déambulent les rues. Ils sont devenus éduqués et ne réclament pas la moindre miette de pain. Au même titre que les mendiants dans la rue, ils ont compris qu’ils feraient davantage de recettes en proposant une création artistique plutôt qu’en pleurnichant.

La devanture du Grand Magasin est belle. « Ils ont fait les choses en grand cette année » se réjouit Steve. Le pakistanais qui ouvrait la porte pour accueillir les clients a disparu. Il a été licencié. Ils appellent cela la substitution du capital au travail. Aujourd’hui, les portes s’ouvrent à votre passage en vous souhaitant la bienvenue, suivie de votre prénom, lui-même reconnu par la carte SIM présente dans votre « ultrasmartphone ».

Steve fait son entrée, il s’offusque des pannes récurrentes de la mécanique des escalators. Continuer à pied ? Il s’y refuse. Le responsable du conseil de surveillance de ce grand magasin n’a plus le budget pour assurer la maintenance de ces appareils. Celui-ci est entièrement consacré à la décoration de l’enseigne et à la communication.
Après vingt bonnes minutes à errer dans le hall, Steve se résigne à monter les marches une par une. Afin de se faciliter la tâche, il imagine un tapis rouge sur cet escalier et des flashs incessants autour de lui.

Premier étage, prêt-à-porter homme, le niveau suscitant le plus d’intêret chez Steve. Toujours protégé de sa cagoule, il se met à la recherche de chandails, d’anoraks ou autres gilets. Super !!! Chouette pull orange en cachemire à seulement 2999,99 € après réductions. Notre ami Stisti préférerait mourir plutôt que de louper une telle affaire. Il mît donc ce cachemire dans son panier.
Pendant ces deux dernières décennies, nombreuses sont les personnes qui se sont allégrement enrichies jusqu’à pouvoir assigner des grouillots pour faire leurs courses. Steve, lui n’en est pas là, ses ressources lui permettent de vivre pleinement sans avoir à subir la honte de se nourrir aux Restos du cœur, de s’habiller chez Gemo et de se déplacer en tandem.
Alors il a un panier, qui s’est donc alourdit d’un pull.
Vivre en comptant le moindre euro provoque de larges suées. Physiquement, les effets de cette crise sont grandissants, la vente de shorts et bermudas s’est donc considérablement développée. Steve se dirige alors vers ce rayon pour « s’habiller pour l’hiver ».
Trois pantacourts se chargent d’entasser le panier. L’affiche « 3 POUR 2 » a eu l’effet escompté. Seulement 2259,50 € pour du 100 % coton, ce serait moche de s’en priver.

Il faut passer à la caisse. Pour Steve, ce n’est pas le moment le plus difficile comme peuvent le prétendre les pauvres. Il s’agît juste d’une étape à respecter pour ne pas transformer son shopping en délit.

En sortant du magasin, Steve aperçoit un ancien camarade de classe accompagné de sa guitare. Débraillé, presque nu, il propose un concert et/ou fait la manche. Sans rancune ni regret, cet artiste a encore été ignoré par un passant, mais pas n’importe lequel, son meilleur ami de collège.

L’heure est venue pour Steve de rebrousser chemin. Les caméras de TF1 l’attendent de pieds fermes à son domicile pour réaliser une nouvelle émission de Confessions Intimes. Attention toutefois à ne pas omettre d’acheter une baguette de pain sur son retour. Une liasse de billets bleus suffira à se procurer ce petit plaisir du quotidien.

vendredi 18 février 2011

Last Night - Massy Tadjedin

Une histoire malheureusement banale d’un couple de jeunes mariés qui se met à douter sur son ménage. Keira Knightley et Sam Worthington jouent les tourtereaux et Eva Mendes et Guillaume Canet jouent les parasites.

Pour commencer, l’ambiance est affichée : entre 5 et 10 bonnes minutes de tension lors d’un banquet où la pulpeuse Eva Mendes joue la mante religieuse avec le beau Michael Redd sous le regard accusateur de sa femme Joanna (Keira Knightley). Tensions sur notes de piano.

Suite à cela, une véritable leçon à montrer dans toutes les thérapies de couple, une scène que toutes les femmes doivent voir pour comprendre ce que les hommes vous reprochent quand ils disent que vous « faites la meuf ». (Nota Bene : ça se passe dans la cuisine)

Un dénouement intéressant. Quoi qu’il en adviendrait, nous aurions étés déçus.

Malgré son corps enfantin, j’ai trouvé un charme fou à Keira Knightley, tout au moins quand elle sourit. J’ai également trouvé quelques répliques à noter : « la conversation c’est comme la muscu » et « j’aime la fidélité, la loyauté et tous ces trucs là ».

Une french touch représentée par un Guillaume Canet aux yeux plus que jamais plissés.

En résulte un film qu’on pouvait croire « de meuf » ou / et à l’eau de rose mais qui se révèle en fait dramatiquement puissant.

Note : 4 / 5

J’ai adoré la bande originale, j’ai retrouvé quelques sons que j’écoute régulièrement, notamment celui-ci : http://www.youtube.com/watch?v=_54idVs4ZH8




vendredi 14 janvier 2011

Brothers - Sheridan

Ci-dessous mes réactions à chaud après avoir enfin réussi à regarder le film Brothers de Jim Sheridan.
Sortie en février 2010, je ne cache donc pas que j'ai visionne cette œuvre sous format interdit. Cet entêtement sur le piratage va finir par vous faire croire que j’ai reçu un mail d’avertissement Hadopi…

A la vue de l affiche du film, du teaser et même de ce que j avais pu entendre a son sujet, je m'attendais a une histoire banale, un peu de pathos et des enfants pénibles. J'ai eu droit à l'histoire banale mais pas au reste. C’est encore une fois mes préjugés qui m’ont tant tardé à presser « play » !

L’histoire : un père de famille (joué par Tobey Maguire) part en Afghanistan, et pas pour le tourisme. Peur de temps après, il est annonce pour mort. Tristesse, larmes, deuil, cris, complaintes, et tout ce qui s'en suit. Je la fait aussi rapidement que le présente le film.
Son petit frère alors sorti de prison va se charger naturellement de sa belle famille, maintenant veuve, donc moins belle. Il s’amusera notamment avec les filles et deviendra à mesure le second papa... Mais ou est la limite imposée par le respect de la belle sœur ?

Bref, j'ai découvert un Tobey Maguire en très grande forme ! Cela confirme que je suis très friand de ce genre de rôle un peu déraillé.
En revanche, une fois souvenu que Jake Gyllenhaal était le Prince perse, je n'ai pas pu m empêcher de le voir en cape durant tout le film... A la différence de Tobey : je n’ai pas imaginé une seconde de venin sortant de sa main, ou de flexions extensions entre les immeubles.

La mention spéciale est réservée a une Nathalie Portmann dont la beauté était telle qu’elle en était plus forte que Morphée la nuit ou j'ai regardé ce film.

Je suis un peu resté sur ma fin. Ce film est malgré tout très réussi.

3,5/5



jeudi 13 janvier 2011

Ali - Le rassemblement


Nouveau chapitre sur ce livre numérique qu’est mon blog. A l’image d’un « J’ai testé pour vous » non méconnu sur un blog, encore moins méconnu. Je ferais la critique de films, de sorties d’albums, d’œuvres dans le but de toujours plus partager, toujours plus 2.0, toujours plus…

Le choix de ma première critique n’est pas anodin. Voyez le nom de l’artiste et comprenez maintenant qu’il m’est assez familier. BlaGaPar, on dira que c’est en écoutant cet oeuvre que m’est parvenue l’idée KRITIK. Celle-ci me trottant dans la tête depuis quelques années déjà, il faut bien se mettre au charbon un jour ou l’autre.



Ali – Le rassemblement



Si le retour de la moitié de Lunatic était tant attendu, la redécouverte de cette voix si spéciale l’est tout autant. Cette galette, un régal dès la première écoute, devient malheureusement un peu rasoir aux suivantes.


A mon sens, les treize autres tracks ne suivent pas la puissance présentée par « Tsunami » en amont de la sortie. Ce titre propose du rythme, un refrain tellement entraînant qu’on aurait envie de le sampler sur un morceau de Booba. Le morceau « opérationnel » paraît plus appréciable en freestyle qu’en studio.


En somme, la qualité se fait decrescendo et on se voit presser de plus en plus rapidement la touche « Next » à mesure que le temps passe. Nota Bene aux victimes des stéréotypes présentés par TF1 et Cie : N’écoutez surtout pas cet album, Allah est la ligne directrice de cet artiste, il est donc fort probable qu’après l’écoute, l’urine envahisse votre pantalon de velours à la vue d’un barbu ou d’un tour du monde à la voile.


Son premier album « Chaos et Harmonie » a déjà cinq ans d’âge. Si Ali continue de revenir deux fois par décennies, il continuera de stimuler notre impatience et nos attentes. Pas de doute donc qu’il fera le buzz autour de ses nouveautés. Mais bon, à raison de 1825 jours de travail, nous sommes en droit d’en demander davantage.

Vous connaissez la manière de procéder pour se le procurer. Disquaires bien sûr ! Sinon pour la version numérique, Hadopi oblige, je ne fournis pas de lien sur ce blog.


En définitive, je qualifierais cette sortie de très correcte. Si Ali était un footballeur, il serait Karim Benzema. Déjà parce qu’il est maghrébin mais surtout parce qu’il se repose sur ses lauriers.



Note de l’œuvre : 13/20




jeudi 6 janvier 2011

Bonne pute d'année



S'il fallait être désolé pour cette abstinence de plus de deux mois, je l'aurais été.

Le froid ayant gelé mon inspiration, j'ai dû hiberner.

Un mois de vœux hypocrites à souhaiter et à recevoir ! Donner des sourires et les rendre. Quel calvaire ! Mais c'est la convention de chaque nouvelle année.

Selon moi, le fameux « bonne année à toi » devrait être modéré de la même manière que l'usuel « ça va ? ». « En vérité je vous le dis », très peu se soucient de ton bonheur à cet instant T.

Bon, soit, je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes mais qu'il est bon de le rappeler chaque année : Ton voisin se fout de savoir si tu auras la santé l'été prochain, ton collègue espère même que la réussite soit davantage de son coté que du tien et ton camarade est juste poli.


En ce début d'année 2011, il me faut fixer des résolutions !

Pour commencer, je compte davantage dormir. Marre d'avoir la gaule du réveil à 23 heures parce que je n'ai pas encore émergé.

Me constituer un réseau professionnel ? Hum, pas mauvaise l'idée... Ça fait pas un peu accroc au taf ? Bon je m'y essaierais..

Cette année sera aussi synonyme de recentrage. Je promets d'écouter du rap moderne. J'achèterais un Vocoder et j'y samplerait les bruits de vomis. « Vwouyourlle » (Ceci est la meilleure orthographe que j'ai pu trouver pour signifier ce à quoi je penses.)

Une gerbe vocodée, ça fait : Vwouyouuuuuuuuuurlle ouuuuuurrlllle...

L'avantage, c'est que je serais IN. Ça rappellera le refrain de 25G et Al K Pote.

Cette année, je tâcherais de moins paraître « vieux avant l'âge ». Quand on fait le tour de ce que j'écoute, on se rend vite compte que peu d'albums datent post 2005 et surtout que la majorité est sortie pré 2000. C'est déjà dû au fait que j'ai encore du son d'antan à découvrir.

Et puis.. Comme je suis un mouton, je dis que le rap c'était mieux avant. Je crois le penser mais espère ne pas y croire.

Allez quoi... Pour résumer l'année 2010 en rap français, j'ai vraiment beaucoup apprécié la sortie de Casey, Libérez la bête. Juste une tuerie ! J'ai en revanche largement moins apprécié les Rohff & Booba... En somme, y a pas à chier, j'ai l'impression que c'est avec les moyens relatifs qu'on produit le meilleur. Moins d'artifices messieurs les artistes ! Merci !

Sans faire un article entier sur le rap (sinon ça reviendrait à faire ce que l'autre Moldave de Thibaut m'a conseillé), je reste un adepte des « Ma 6T », « Ceux qui le savent m'écoutent », « Le combat continue », « L'école du micro d'argent », « Sad Hill » ou « L'amour est mort ». Je suis même revenu à « Qui sème le vent récolte le tempo » !


« Il existe un domaine dans lequel je n'ai pas d'égal ! »


Oui je fais partie des vieux garçons. Ceux qui n'aiment danser qu'avec de l'alcool dans le sang. Ceux qui enfilent leur pyjama juste après le boulot. Or, nous savons très bien qu'une fois affalé au fond du canapé orné de son plus beau pyjama, il est très difficile de s'en relever...

J'ai de vieux aprioris sur les homosexuels, les meufs, les mecs, les gamins, les reconvertis, les religieux, les passionnés de sport automobile, les nordistes, les sudistes, l'ami du sexe opposé...

On me traite souvent de taliban vis à vis de mon comportement conjugal. Je ne peux que plussoyer. Je m'en excuse à tous ceux que cela offense. J'ai des idées archaïques. Je suis nonchalant et tu m'fatigues. Tiens, ma meuf vient de me dire que j'étais malsain...

Faut la comprendre, lorsqu'un inconnu se méprend à me ou lui parler dans la rue, je suis peu réceptif et plutôt du genre à dire « non merci c'est bon » avant qu'il commence à parler. Sauf que lorsqu'il s'agît d'une personne lambada qui demande son chemin...

En réalité, j'imagine que chaque personne agît par intérêt. C'est tout.

Ah oui ! J'oubliais ! Je fais en sorte de naviguer à contre courant pour faire mon intéressant.


Quoi qu'il en soit..

Ce serait bien qu'en 2011, je formalise le draft lyrics qui traîne sur ma table de chevet depuis des semaines. Ce serait super que je continue à m'exclamer qu'ils ne marcheront jamais seuls. Ce serait pas mal aussi qu'ils m'aident à le clamer. Ce serait vraiment frais que je perce ma Bull professionnelle d'une manière ou d'une autre.

jeudi 28 octobre 2010

Toys'R us




  • Bonjour Monsieur, Tenez ! Le catalogue Toys'R us.
  • Bonjour, merci



Voilà qui change des quotidiens gratuits, type 20minutes ou Direct Matin, ce dernier décliné en Direct Soir, et, bientôt Direct Midi, Direct Goûter et Direct Dugoch. J'ai eu le bonheur de feuilleter le catalogue de jouets de 456 pages. Ah, ces pages ultras fines, la souplesse qui les caractérise... Et ce bruit lorsque tu les tourne, semblable à un vent frais caressant l'anus lors du devoir de selle.


En feuilletant ce délicieux bouquin, je me revoyais il y a des années, mettre des croix ou des ronds sur les jouets désirés pour Noël. A ce rythme, on aurait pu croire à un cahier de morpions tellement la liste de vœux s'allongeait. Tout en tenant compte du prix fixé par le paternel, je sélectionnais les plus beaux présents. Oh non, pas de GI Joe ni d'Action Man, les Lego System de l'époque chevaleresque étaient bien plus forts que ce vulgaire soldat américain. Eux ne se battaient qu'à la force de leurs épées, ne se défendaient pas grâce à des rayons ultra DécaVioletsLasers mais bel et bien munis de leurs écus, parfois aussi grands qu'eux.

Avant cela, il y avait les garages ! Ah, ces jouets merveilleusement encombrants. Je ne me souviens pas que des voitures Majorette, ou NoRev étaient livrées dans le garage. Il fallait donc en posséder en amont. Mais soyez bien sûr que tout môme est fier d'avoir son bac à voitures dans le coin de sa chambre, fier de les laisser traîner « inopinopinément » dans le couloir, ce qui causera la chute de maman. Quelle joie de regarder sa petite voiture descendre du garage en longeant les parois de sécurité en colimaçon. En somme, le garage était le nec plus ultra du vieux tapis à 5 francs où sont dessinés des routes plus grandes que les maisons... Tapis même pas tactile pour le coup. Z'années 90 quoi...


En feuilletant ce joyeux catalogue de rêves, je me suis surpris à vouloir offrir ! Rendre la pareille à un mioche. Hier c'était moi, qui, boutonneux et rigolant de baves et de morves, maintenait les manettes du circuit de voitures à frictions. Aujourd'hui, je veux permettre à un chiard de s'amuser de la même manière.

Plusieurs problématiques souhaitent me barrer la route !

La première tombe sous le sens. Est-ce qu'un putain de natif de la génération 2000 accepterait autre chose qu'un jouet hautement électronique ? Se contentera t-il d'un tapis ? Pour se moucher surement, mais je doute qu'il l'utilise à bon escient. Je veux que mon cadeau soit un réel chouchou, l'objet fétiche que ledit enfant emmènera partout avec lui. Pas un foutu truc qui se retrouvera deux mois plus tard à la brocante ou la foire aux jouets. Malheureusement, rares sont les cadeaux qu'on garde des années jusqu'à vouloir les préserver à tout prix. A l'image des geeks de « The Big Bang Theory », je suis partisan de la volonté de garder ses jouets d'antan. Oui je suis nostalgique, mais je regrette tellement la perte de mon catcheur Tiger Flying sous la terre retournée que je recommande vivement aux autres de faire bien attention à leurs collections, surtout si un chien traîne aux alentours. J'ai jamais digéré cette mésaventure !

La seconde problématique est davantage orientée sociale...

J'ai beau me creuser, je ne vois pas de neveu, de petit cousin et encore moins de fils dans mon entourage. Maintenant que j'vous le dis, j'irais jeter un oeil dans le congèl'.. Sait on jamais ? Toujours est-il que je ne me vois pas acheter quelque chose de vraiment significatif à un putain d'môme que je n'estime même pas un poil ! Le seul et unique marmot qui tourne éventuellement en orbite autour de moi est de couleur et porte un prénom anglophone. (Y'Dn') Lui aura sûrement droit à son garage à voitures. Ainsi, je passe un message rempli de désarroi à mes frères : Sortez vous les doigts ! Empressez vous d'accomplir ce devoir conjugal suivant : mettre votre partenaire en cloque !


jeudi 21 octobre 2010

Actus Four Two – En VracK



Je me suis rendu compte ce matin que la musique présente dans mes oreilles était strictement similaire il y a 8 ans. Mieux que ça : les morceaux sont les mêmes1 !
Que faut t-il en conclure ? Je n'ai pas évolué au fil des années ? Aies-je le même état d'esprit ?
Certains me diront d'arrêter d'exagérer. L'état d'esprit ne résulte pas de la musique.A ceux là, je me vois obligé de les contredire.
A l'âge de l'adolescence, la plupart des férus [en devenir]de musique adaptent leurs conduite en fonction de ce qu'ils écoutent.
On assimile par exemple le rock-punk au skater, le rap aux balanciers en jogging, le metal aux curieux personnages de noir vêtus, et, aujourd'hui la house aux fashionnist. Certes, c'est une vision un peu réductrice de la jugeote de nos amis les [bêtes] enfants. Il y a forcément des garçons (les filles n'écoutent pas de musique, elle aiment « de tout ») qui font la part des choses et pour qui la tenue vestimentaire ne coïncide pas à leurs goûts musicaux.
Quand à moi, aujourd'hui, je m'habille de la quasi même manière qu'auparavant pendant que d'autres adulescents que je peux appeler camarades ou collègues aiment défiler en costume, certainement pour se donner un genre, ou pour tenter de crédibiliser leurs discours.
Si dans dix ans, (NB: j'aurais 34 années) je porte encore des Stan Smith®, des Air Force®, des maillots des reds ou des tee shirts avec des femmes nus pour motifs, serais-je qualifié de gamin ? D'hommenfant ? Mon personnage (Z m'en témoigne) me dit de ne pas rentrer dans ce format pingouin ou ce sera le début de la fin : aimer partir travailler, faire des heures supp', flirter avec son patron... Cotiser 45 ans et mourir à la 46ème.

Que le temps passe vite à Paris, nous pressons notre voisin de devant de tenir sa droite sur l'escalator pour nous permettre de courir afin de … manquer notre train. La routine est plus forte ici et, si je ne fais rien contre, je me retrouverais mort d'un cancer à 67ans et demi à Courbevoie en face de la station [sans pétrole] Total . Heureux chanceux que je serais, j'aurais profité de ma retraite pendant six mois. Dans 18 mois, je m'en vais. « T'inquiètes, bientôt on s'barre, aux states, en Tunisie ou autre part »

Mais dans 18 mois, il y aura peut-être encore des grèves de transports...



En cette période de forts mouvements sociaux, nous découvrons d'étranges comportements. Outre les semaines de zouk dans les rames, il y a surtout les visages clairement moins enthousiastes des manifestants lorsqu'ils se rendent compte qu'ils doivent rentrer à la maison après leur marche contre la réforme de la retraite. Et ouais ! Il s'agît maintenant de se coltiner les stations fermées, les fréquences de passages réduites et le personnel SNCF agréable. Loin de moi l'idée d'accueillir cette réforme avec le sourire et le slip baissé, d'ailleurs, j'ai pu en profiter pour parfaire l'idée que je me faisais du télétravail : Que du bon ! Continuez les gars !

Et si vous croisez un magasin Sephora, offrez à sa vitrine une brique de ma part.

Pourquoi une brique ? Car si jamais nous arrivons à démontrer, aujourd'hui, que le nègre ne travaille pas, comme le suppose Jean Paul Guerlain, sachons néanmoins nous rappeler qu'ils ont travaillé pour nous des milliers d'années. Et, rien que pour cela, ils auraient le droit de se reposer un tant soit peu.


Je vais terminer à la manière d'un Bruno Donnet avec son petit journal de la semaine :

Sinon, le service public abrite beaucoup de propos racistes, « The Social Network » a renforcé mon coté entrepreneur, Liverpool va mal, le Mc Do' d'hier était vraiment bon et j'espère dépoussiéré mon blog plus fréquemment que ça...



1 Tandem - Ceux qui le savent m'écoutent – Les Maux

jeudi 16 septembre 2010

...Vers un retour à la normale



Partir en vacances fin août pour profiter des prix décroissants et des touristes sur le départ, c'est bien. Anticiper le retour du bâton, c'est mieux.


Enseignements


Je ne me souviens pas avoir autant souffert lors d'un retour de vacances. Je reconnais avoir commis quelques erreurs :

  • Je n'aurais pas dû partir en Espagne où il fait 34 degrés de moyenne. Je sais pertinemment que la France a son micro climat et qu'il sera très difficile, voire même impossible de passer à travers une chiasse à la rentrée.


  • Je pensais pouvoir gérer aisément avec un battement d'une journée seulement entre l'atterrissage et la reprise. Force est de constater que prendre deux semaines de vacances peut affaiblir un homme. Je me suis endormi comme une masse qui aurait fait un régime chez Mc Donald's et j'ai dormi treize bonnes heures comme un loire Atlantique ! J'en ai même perdu mon humour !


  • On pense rarement au fait que les autres sont déjà revenus depuis longtemps. Par conséquent, ils ont déjà repris le rythme effréné que requiert la salle d'échange de Chatelet. Et s'il y avait que le rythme...
  • Pendant ma quinzaine, j'en ai profité pour laisser ma « contre-joie-de-vivre » en Ile de France. J'ai donc omis que les autres franciliens de retour l'auraient récupérée après l'avoir rangée dans leur placard ou même posée sur la table de chevet.
  • Je n'ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour me rendre compte de l'animosité dont je faisais l'objet face à ces parisiens. Etais-je trop bronzé ? Si tel était le cas, je comprendrais donc la persécution que ressentent les basanés. Les signaux sonores des bornes dans le metro, les transports qui puent...et j'en passe.


  • Il n y a pas de piscine visible de mon balcon, je n'ai d'ailleurs pas de balcon visible non plus.

  • Retour samedi 4 septembre. Grève annoncé mardi 7 septembre ==> :'(





samedi 21 août 2010

Le rap n'est pas mort

21 août 2010, veille du grand départ en Espagne,

Loin de moi l'idée de me faire ambassadeur du rap français mais aujourd'hui, j'ai entendu une conversation de trop :

[...]
Le caissier : Le rap d'aujourd'hui ne me branche pas, je ne sais pas, il y'a plus de flow, de...
Le client : Ah oui oui oui
Le caissier : ... Moi, à part IAM & NTM, il n y a rien qui me branche...
Le client : Ah oui oui oui
Le caissier : ... Parce que bon...
Le client : Ah oui oui oui... au revoir, merci


Je flânais dans les rayons de la librairie lorsque j'ai entendu cette merveille de discussion, vous comprendrez bien ma decision de m'arrêter à proximité dans le but d'écouter.
Alors, d'emblée : IAM & NTM ont aujourd'hui respectivement 21 et 22 ans. C'est à moindre mesure du "rap d'aujourd'hui".

Il faut avouer que le rap français plait à tout le monde dans le sens où il est très diversifié, il n'est donc pas mort !
Il existe des garçons énervés de l'acabi d'un Sefyu qui crachent dans le micro toute la haine du monde, ce qui convient aux garçons énervés qui souhaitent avaler les crachas des mecs enervés qui crachent leur ..
Il y a aussi les voix tendances, irai-je même à dire vibz-antes ou vocoderantes, qui plaisent à x ou y parce que l'instru est électrisante.

Les revendicateurs, le rap politique est également en vogue, Medine, par exemple s'en charge. La rumeur, Anfalsh aussi...

Et surtout, nos amis les rapeurs ont su se diversifier en ajoutant une touche jazzy pour Oxmo Puccino, une touche Rock pour Disiz, nouvellement Peter Punk, une touch touch pour Hocus Pocus.

En somme, ce caissier et ce client mécontents d'être nostalgique du rap français n'ont qu'à se sortir les doigts pour trouver du rap aussi, si ce n'est plus, intéressant que dans les 90's.

Voilà, c'était juste mon petit coup de gueule pré-vacancier.

lundi 9 août 2010

I like to play video games



Le créateur du créateur de ce blog m'ayant demandé des explications de ce trou béant de publication pendant au moins deux semaines, je me dois aujourd'hui de rectifier le tir.

Pour ce faire, il faut à tout prix que je trouves de quoi parler. Je pourrais gratter deux, trois mots sur le fiasco des mois derniers de l'équipe de France ? Orf, non ça ne m'intéresse pas. Alors quoi ?
La loi de déchéance de la nationalité pour les délinquants ? Orf, je ne vais pas remuer le couteau, un peu de légèreté en ce beau mois d'août. Justement, parlons soleil ? Non ! déjà fait !
Qu'il est difficile de trouver un sujet de discussion. On le remarque notamment lors des pauses cafés... Euh Merde ! Ça aussi j'en ai déjà parlé !

Je ne vois donc qu'une issue : la nostalgie.
Et si je traite déjà de ce thème sur l'onglet Sebastien que vous trouvez ci-dessus, je me donne le droit de poursuivre sur cette lancée. Après tout, vous êtes sur mon espace personnel, un espace personnel, c'est... PERSONNEL... c'est aussi un espace !


Problème :

Trouvez la meilleure manière d'exprimer un besoin, nostalgique, de discuter de jeux vidéos lors d'une conversation entre un homme de 24 ans et deux autres hommes de 44 et 47 ans.

Solution : Aucune

Mis à part le fait d'acquiescer bêtement à chaque mot anglais perçu, pensant qu'il s'agît là d'un best seller des jeux vidéos des 70's, nous ne voyons pas d'autres explications.

Tout a commencé avec l'apparition d'une énorme boîte constituée de 4 boutons, et de, appelons les malgré tout comme ceci : des joysticks reliés, eux, par des fils (câbles ?) plastifiés (métalliques ?).
Cette console qui fut ma toute première, est la cause de mes premiers émois.
Des titres comme Space Invaders, où je ne comprenais que dalle, ou Millipede (sûrement une référence), un de mes préféres était Pitfall, où tu incarnais un petit bonhomme passant des obstacles à base de lianes ou de sauts. Une réussite graphique pour l'époque en tous les cas.



Puis, est venue la grosse Nintendo 8bits, la fameuse NES. Certainement celle où j'ai passé le plus grand nombre d'heures. Le jeu Goal était mon favori, et de loin. Je choisissais les équipes de Pologne ou d'Uruguay instinctivement, là ou d'autres préféraient logiquement la France, l'Italie ou le Brésil. Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être cette nostalgie persistante. (L'Uruguay gagnant sa seul coupe du Monde en 1930 et la Pologne étant troisième en 1974 et 1982. Voilà pour le point d'histoire.)
C'est aussi par cette console que j'ai connu le gros plombier moustachu. Non, pas le vrai, le virtuel !
Mario. Bon, comme pour aujourd'hui, j'ai toujours du mal avec ce jeu et perds très vite mes nerfs.

DLLLLLLAAAAAA les bras écartés, puis retentit la musique : « tounine ti touni titounou ».



Avec l'appui d'une de mes nombreuses crises d'asthmes (simulées, je dois l'avouer maintenant) J'ai connu la GameBoy. Il fallait logiquement m'offrir quelque chose après tout ce que j'endurais...
C'est avec elle que j'ai appris à me battre grâce à Liu Kang dans Mortal Kombat, où j'ai continué à apprendre le football en marquant des buts avec les gros lards de World Cup 94, et où je me suis cassé la tête à empiler des formes les unes sur les autres sans raison. (Tetris).



MarioKart ! Ce bruit assourdissant des moteurs, ces décors, qui font aujourd'hui mal aux yeux, ces multiples incohérences. C'est vrai quoi, vous avez déjà vu un gorille et un champignon rouler en Kart ? Le plombier qui saute pour éviter les flammes, et qui rentre dans des tuyaux, ça passait encore mais là...C'est en tout cas sur la Super Nes que j'ai découvert ce jeu, vite lassant. Non, le mieux, c'était Street Fighter ! Un vrai truc de bonhomme, avec les biscottos , les américains, les chinois, les gros, les meufs plutôt pas mal, les indiens... Tout ce qui fait rêver un mec ! Bon nombre d'ADOUKEN et d' APAPAPALEUKETTE sortaient de la petite télévision.


Puis, le plus beau jour de ma vie est arrivé : Playstation se positionne sur le marché des jeux vidéos par le lancement de cette magnifique console qu'est la Sony Playstation 1 !
Son design moderne, ses formes arrondies comme on les aimes, et, enfin, des DIKSS ! Fini les grosses cartouches dans lesquelles on doit souffler pour que cela fonctionne.
Bon, outre le bruit pénible du chargement, que je retrouve maintenant grâce à la PSP, c'était vraiment la révolution des jeux vidéos portée par Crash Bandicoot ou Lara Croft, un petit monstre du style de l'autre de Tasmanie ou une super bonasse de meuf de ouf ! La seule femme virtuelle qui a fait vibrer plus d'un garçon ou plus d'une couverture... C'est d'ailleurs sur cette plate forme que j'ai profité du splendide Guy Roux Manager 99 pré cité.



Atari, Nes, Super Nes et Game Boy.
Playstation 1, 2, 3 puis PSP.

J'en ai connu des consoles, toutes plus belles les unes des autres. Chacune a su me combler, m'occuper des heures durant et me faire crier.
Puis, est venu … LA FEMME...

mardi 27 juillet 2010

Les spécialités normandes



    1/ Souvent je me persuade que je ne suis pas comme tout le monde, que j'ai quelque chose d'unique qui, un jour viendra, fera la « diff ». Que ce soit quelque chose de spécial ou quelque chose en moi de Tennessee, cette petite distinction ferait de moi ce que je mérite d' être.


Arriver a ses fins sans en foutre une, en voila une belle ambition.


    J'espère chaque jour que cet « alter-comportementalo-personalo-moi » sera décelé par un recruteur, un acteur, un ministre, un producteur, un hardeur, en somme, une personne qui a réussi à accéder à un poste de rêve que je résumerais de la phrase qui suit : Gros salaire, sans trop en faire. (mis à part le hardeur). Mon coté ironique pourrait convenir à des humoristes ou des politiques, que sais-je ?

    J'ai un petit pécule avoisinant les quatre chiffres avec un 1 devant, si cela intéresse des producteurs ? Ouuuh, je vous vois déjà vous lécher les babines en pensant à cette somme considérable ! Sachez avant tout que je ne suis pas un garçon facile ! ...Bref

    Concernant l'acteur, je joue très bien le mec qui travaille ! Demandez à mon patron ou à ma famille ! Moi aussi je suis The Special One ! Mais si...




    2/ Au fond. Force est de constater que je suis comme les autres. Comme évoqué lors du tout premier article, je ne suis qu'une fourmi ouvrière dans ce tas d'insectes que sont les hommes, ouvriers ou non. Le pire étant que je n arrive pas a porter soixante fois mon poids :/ (On sent le mec qui a étudier les fourmis en 2nd cycle... ou qui a joué à ANT sur son ordinateur 3.1 étant plus jeune)
    Non je ne suis ni distinct, ni propre, ni personnel mais par contre, je suis personnellement propre et distingué. En fin de comptes, je suis typique. Remarque, c'est bien aussi typique, il y a un « y » dedans, c'est joli comme lettre.

    En fait, je suis pareil que vous, bande de petits grouillots.
    Je ne donne pas d'argent à Solidarité Sida lorsque ses représentants m'accoste rue Caumartin. Je vais même jusqu'à les fuir en rallongeant mon itinéraire. Je pisse sous l'eau très chaude brulant les parties les plus sensiblement intimes de mon corps. Je m'agace au plus haut point lorsque mes écouteurs s'entremêlent jusqu'à la mort alors que je les ai fourrés dans ma poche juste cinq minutes. C'est du pareil au même lorsqu'il s'agit de cintres.. Lesdits cintres sont vraiment complètement dépendants les uns des autres, c'est chiant !
    Je parais boudeur voire désagréable dans les transports en commun, je le deviens si l'on vient a me parler. Je n'aime pas travailler et j'espère avoir un gros salaire. J'achète qu'en période de soldes. Je sème des gaz comme Mario sème des carapaces vertes ou rouge. Et tout comme vous, mon envie de chier est d'autant plus grande quand j'atteins mon but : les WC. J'aime pas quand j'ai mal et je suis content quand j'ai pas mal.


En m'essayant à la création musicale, à l'écriture et à l'école de commerce, je tâche de mettre toutes les chances de mon coté. Veillez à bien éteindre la lumière en partant.

vendredi 9 juillet 2010

Les violences aux personnes – Le point noir de la délinquance !



==> 90 % des brèves sont réutilisables de manière illimitée


Bien souvent, je m'imagine journaliste, à rédiger articles sur articles au quotidien. Mais ces écrivains sont-ils dépendants de l'information ou de la volonté de la rédaction, qui, elle même dépendrait de la volonté d'organisations gouvernementales quelconques, qui dépendrait de ... ?

Une étude du cabinet « emeraude onze » révèle que 90 % des informations lues dans la presse, vues à la télévision sont répétées et, donc réutilisables.

La tendance étant au tri des déchets pour une planète plus saine, pourquoi ne pas pratiquer un tri des informations ? Allons y pour le développement durable moderne.

Ce comportement bio, commencerait par jeter progressivement les infos, comme celle illustrée. Pas d'inquiétude, elles sont bio-dégradables.

Analysons cette photo :

Étant assez paranoïaque, très curieux de tout complots ou arrangements, je me demande si le journaliste qui a écrit cet article a la volonté d'assimiler le noir de la photographie au point noir des délinquances. Est-ce tout simplement moi qui broie du noir et qui fait excès de paranoïa ?

En tout cas, si cela s'avère véritable, ne devrait-il pas changer de service ? Pourquoi pas le service culturel où il pourrait pratiquer son humour décalé.

Ce journal que je ne citerais pas, Direct matin, estime t-il que les noirs sont des points ? Nous, les blancs, en marge des responsabilités des émeutes, sommes nous simples virgules ?

Je m'emmêle les pinceaux dans tout ça, j'y mettrais donc un point final.

Catégories d'informations rébarbatives :

  • La crise économique
  • La violence
  • Nicolas Sarkozy